II)1)a) L'intelligence du robot actuel se résume à une série d'instruction. L'intelligence artificielle telle qu'elle existe aujourd'hui est en effet le résultat de procédures écrites à l'avance par l'homme ou la machine. Là ou la machine parvient à retenir une leçon de ses agissements, cette capacité d'apprentissage a été écrite auparavant par l'homme. Il n'est pas encore possible qu'une machine décide d'elle-même d'étudier un résultat donné, c'est à dire, sans que cette réaction ne soit une conséquence directe ou indirecte d'un travail de l'homme. C'est ce qu'explique Will Wright -- dans la préface de -- : "Les robots devraient en fait concevoir par eux-même leur propre représentation du monde". II)1)b) Cet état de l'avancée en intelligence artificielle est loin des prévisions que l'on en faisait par le passé. Les plus grands penseurs eux-même imaginaient le robot capable de communiquer avec l'homme, avant de parvenir à se confronter à lui sur des problèmes de raisonnement. L'exemple le plus célèbre, HAL 9000, l'ordinateur de bord de la station du film 2001 : L'odyssée de l'espace, de Stanley Kubrick, capable d'entretenir un dialogue complexe avec l'homme, et pourtant à l'origine de mauvaises décisions liées au bon fonctionnement de la station. Là aussi, Will Wright s'exprime : "Je ne pouvais pas croire que HAL pouvait battre un humain aux échecs, mais on était persuadé qu'une machine pensante devait réussir à soutenir facilement une conversation. Depuis, nous avons découvert que c'est l'inverse." transition) Il est alors compréhensible que certains scientifiques et penseurs continuent leurs recherches dans la conception d'une machine pensante. II)2)a) Pour comprendre une telle démarche, il faut tenter une approche de la définition de la pensée. C'est durant l'antiquité que la recherche a été effectuée, opposant deux conceptions différentes : - L'Aristotélicienne, moniste, dont le raisonnement est le suivant : L'homme a une perception du réel à partir de l'unique réel et de ses lois. - La Platonicienne, dualiste, dont le raisonnement est le suivant : L'univers et une conception d'idées universelles auxquelles l'homme accède par la pensée. La conception de la machine pensante doit alors s'accorder à l'une ou l'autre de ces hypothèses. Ainsi, le robot doit-il penser à partir des connaissances uniques qui lui auront été suggérées, ou doit-il, à partir de rien, acquérir sa propre vision de l'univers ? -- citation II)2)b) Arrivera-t-on alors à concevoir une telle machine pensante selont la théorie Platonicienne ? Selon les experts en intelligence artificielle, la machine saura penser lorsqu'elle sera capable d'apprendre une langue et de soutenir une conversation. Actuellement, les programmes de dialogue sont basées sur les connaissances et la vision humaines de l'univers, et sont capable de manier la langue selon des principes que l'homme est parvenu à lui inculquer. Mais la machine ne comprend pas le sens de la conversation qu'elle tient. Alain Cardon dans son livre -- s'interroge alors sur ce fait : "Comment et sur quoi se réalise la processus qui conduit un système à générer une représentation de quelque chose, à engendrer une forme d'idée qui fait sens pour le système lui-même ?". C'est toute la recherche de nos jours en intelligence artificielle : amener la machine à s'interroger sur elle-même. -- citation de will wright à placer : "Le robot doit concevoir par lui-même sa propre représentation du monde". transition) Si le robot peut s'interroger sur lui-même, s'il est capable de ressentir sa propre existence, de comprendre le sens des célèbres paroles de Descartes "Je pense donc je suis", il se pose alors un nouveau problème : la machine devient-elle consciente ? II)3)a) Le fait de concevoir sa propre vision du monde est à l'origine de la conscience. La perception du monde propre à la machine l'oblige à reconnaitre des notions dont elle ne peut percevoir la constitution, mais qu'elle peut diriger ou subir. C'est sur ce raisonnement qu'Alain Cardon explique l'existence possible de la machine consciente. La mémoire organisationnelle permet au robot de comprendre des notions complexes qu'il ne peut s'expliquer. La conscience du robot n'est alors pas si loin de celle de l'homme, à condition que le robot soit un jour capable de concevoir son propre univers. II)3)b) Cet état de conscience implique alors l'existence d'émotions chez la machine. En effet, la volonté de concevoir sa vision de l'univers est le résultat de nombreuses émotions, dont particulièrement la curiosité. Cette émotion est l'une des plus primitives. Le fait d'être conscient de son existence entraîne la volonté de vouloir vivre. La machine pensante pourrait donc exprimer de la colère à l'idée d'être détruite. Il est à noter l'usage du conditionnel, car de nombreux penseurs s'opposent à cette idée, sur lesquels nous reviendrons plus loin. A priori, rien n'empêche la possibilité de présence d'émotions chez la machine. Il reste à savoir quelles en sont les limites. III)1)a) La machine consciente pourrait ne pas être dotée de toutes les émotions humaines. Effectivement, ne perdons pas de vue que la machine, aussi consciente soit-elle, est à la base conçue, directement ou indirectement par l'homme. Dans sa conception initiale, et récursivement, l'homme peut intégrer l'interdictionne formelle de certaines concessions. Par exemple, peut-il interdire à la machine de faire du mal à l'humanité ? Si tel était le cas, cette machine ne pourrait pas aider à la conception d'une machine consciente capable d'éprouver de la haine envers l'humain. Le chimiste Isaac Asimov a exploité cette théorie au travers d'un grand nombre de romans, basés sur les trois lois de la robotique, qui sont programmées dans chaque machine pensante. Cette limitation est alors un frein à l'épanouissement de la conscience du robot car il ne peut concevoir lui même la notion de bien et mal. Est-ce pour autant qu'il s'éloigne de l'humain ? l'humain lui-même ne parvient pas à savoir si sa conception du bien et du mal est le fruit d'une réflexion universelle ou une notion supérieur, inaccessible et régissant l'ensemble des être biologiques. Alors, la manipulation des émotions de la machine la rendrait-elle vraiment différente de l'être vivant ? -- citation à placer : les 3 lois d'asimov. III)2)b) Pourtant, sans intervention extérieure, certaines émotions pourraient ne pas être présentes chez la machine. Selon Rabelais : "Le rire est le propre de l'Homme". Si nous ne comprenons pas nous même la raison qui nous pousse à rire, si ce n'est une situation ou une idée que l'on définit abstraitement d"humoristique", comment concevoir le rire chez la machine pensante et consciente ? blablabla je ragequit -- placer une texte sur Data